Pas le temps de tout lire ? Voici un bref résumé.
- Ordotype est une plateforme en ligne conçue pour aider les médecins généralistes à structurer et sécuriser leurs prescriptions.
- L’outil centralise plus de 380 situations cliniques, des 2200+ ordonnances types et plus de 400 fiches conseils patients.
- Les contenus sont rédigés par des médecins, relus au minimum deux fois et mis à jour selon les recommandations des sociétés savantes.
- L’Ordotype Académie et les tutoriels vidéo guident pas à pas les utilisateurs pour exploiter pleinement la plateforme.
- Ordotype reste indépendant de l’industrie pharmaceutique et financé par ses fondateurs et les abonnements.
- L’outil ne remplace jamais le jugement clinique : la décision de prescription reste sous la responsabilité du professionnel de santé.
Ordotype : un outil innovant pensé pour la pratique réelle du généraliste
Après une matinée de consultations enchainées, un médecin comme Léa finit parfois avec l’impression d’avoir dix cerveaux à gérer en même temps. Entre l’HTA du premier patient, l’angine du deuxième, la demande d’arrêt de travail du troisième, la charge mentale grimpe vite. C’est exactement ce type de quotidien que Ordotype cherche à alléger.
Ordotype est un site web dédié à la médecine générale, créé en 2021 par le Dr Guillaume Rollin, le Dr Louis Malachane et l’ingénieur William de Broucker. Leur idée : proposer un outil métier simple, rapide, qui regroupe au même endroit tout ce dont un généraliste a besoin pour prescrire de manière structurée et informer correctement ses patients. Loin d’être un gadget, la plateforme est aujourd’hui utilisée par plus de 20 000 médecins.
Concrètement, Ordotype rassemble plus de 380 situations cliniques fréquentes en médecine générale : pathologies courantes, motifs de consultation répétés, situations de suivi. Chaque situation est organisée sous forme de fiche avec plusieurs onglets : rappels cliniques, ordonnances de bilans, traitements, fiches conseils patients, outils utiles. Ce n’est pas un cours magistral, mais une boîte à outils prête à l’emploi, rédigée dans le langage du cabinet.
Un point crucial : Ordotype ne remplace jamais la décision du médecin. La plateforme propose des ordonnances types et des modèles de conseils, mais la prescription finale, l’adaptation au contexte, aux comorbidités, aux préférences du patient restent sous la responsabilité du praticien. L’objectif n’est pas d’automatiser la médecine, mais d’alléger les tâches répétitives pour libérer du temps de cerveau pour le reste.
Pour les lecteurs orientés bien-être ou biohacking, Ordotype peut sembler loin de leurs routines quotidiennes. Pourtant, l’outil s’inscrit dans le même mouvement : optimiser les ressources, fiabiliser l’information, diminuer la charge mentale et améliorer la qualité globale des décisions. Simplement, ici, le terrain de jeu, c’est la consultation de médecine générale, pas le suivi de compléments alimentaires. Cette logique d’optimisation de la charge mentale rejoint des approches déjà explorées dans l’optimisation des rythmes cognitifs.

Fonctionnement d’Ordotype : fiches cliniques, ordonnances types et conseils patients
Pour comprendre l’intérêt de l’outil, imagine un médecin en face d’un enfant avec une rhinopharyngite. En quelques clics, il ouvre la fiche dédiée dans Ordotype : rappels cliniques, points de vigilance, prescriptions éventuelles, et surtout fiche conseil patient prête à être imprimée ou envoyée par email. Le temps gagné est conséquent, la qualité d’explication aussi.
Chaque fiche Ordotype suit une structure assez régulière. D’abord, des rappels cliniques : signes clés, situations nécessitant une orientation urgente, éléments de diagnostic différentiel. Ces rappels sont pensés comme un aide-mémoire rapide, utile en situation de doute ou après une interruption de consultation. Pour un jeune médecin ou un remplaçant, c’est souvent rassurant de vérifier un point en quelques secondes.
Ensuite viennent les ordonnances de bilans et de traitements. Elles sont construites à partir des recommandations officielles (HAS, sociétés savantes, collèges de spécialité) et enrichies d’informations issues des RCP des médicaments. Le nom de la molécule est cliquable et renvoie vers la base publique des médicaments pour retrouver la fiche complète. C’est une façon pratique de rester aligné avec l’état de l’art sans passer ses soirées dans PubMed.
Les fiches conseils patients sont l’autre pilier fort. Elles expliquent la pathologie, les signes qui doivent inquiéter, les mesures d’hygiène de vie, les consignes de suivi. Certaines sont multilingues et intègrent des QR codes pour un accès direct depuis le smartphone. Ces supports transforment la fin de consultation : au lieu de tout redire trois fois, le médecin peut s’appuyer sur un document clair, standardisé, que le patient relira chez lui au calme.
Enfin, la plateforme propose des outils médecins : scores cliniques, calculateurs, modèles de certificats ou d’attestations, fiches pour l’automesure tensionnelle… L’exemple de la fiche d’automesure est parlant : le médecin imprime le document, le patient suit un protocole précis de mesure chez lui, puis revient avec des valeurs mieux interprétables. Cela structure la démarche diagnostique et limite les décisions un peu “au feeling”.
Cette logique de structuration du quotidien médical prépare bien le terrain pour l’Ordotype Académie, qui pousse encore plus loin la maîtrise de l’outil.
Ordotype Académie et tutoriels : un accompagnement pas à pas
Derrière la plateforme, il y a aussi tout un volet formation. L’Ordotype Académie, animée principalement par le Dr Louis Malachane, propose une série de vidéos et de tutoriels pour apprendre à utiliser l’outil comme un véritable “copilote” de consultation. Beaucoup de médecins découvrent Ordotype par une démo d’une minute, puis se rendent compte qu’ils n’en exploitent que 20 % sans formation.
Les tutoriels sont répartis en quatre grandes catégories. Les Indispensables expliquent les bases : se connecter, rechercher une situation clinique, comprendre la structure d’une fiche, imprimer ou envoyer une fiche conseil, adapter une ordonnance type. C’est la porte d’entrée idéale pour un interne qui découvre le cabinet de ville ou un généraliste qui n’est pas à l’aise avec les outils numériques.
La catégorie Zoom sur une pathologie va plus loin. Chaque vidéo montre comment naviguer dans les ressources d’Ordotype pour une pathologie précise : par exemple, reprendre le cas de la rhinopharyngite, explorer les rappels cliniques, ajuster la prescription, choisir la bonne fiche conseil pour les parents. Cette approche “cas concret” colle à la réalité de la consultation et rassure les praticiens qui n’aiment pas les tutos trop théoriques.
Les vidéos Pour aller plus loin s’adressent aux utilisateurs avancés. Elles détaillent des fonctions comme la personnalisation poussée des ordonnances, la gestion de ses propres modèles de documents, le partage de contenus avec des collègues ou des étudiants. Dans certains cabinets, un médecin crée ses modèles, puis l’équipe entière les réutilise, ce qui harmonise les pratiques sans perdre la personnalisation.
Enfin, la section Pratique traite des aspects moins “cliniques” mais très présents dans le quotidien : demandes administratives, documents pour les assurances, certificats, justificatifs. Ce sont des tâches souvent perçues comme chronophages et peu gratifiantes. Les tutoriels montrent comment les intégrer dans le flux Ordotype pour qu’elles deviennent plus rapides et moins pénibles.
L’ensemble de ces tutoriels a un effet assez net : réduction de la courbe d’apprentissage, appropriation plus rapide de l’outil et, au final, moins de résistance à l’usage au long cours. Beaucoup de médecins l’expriment d’ailleurs dans leurs avis : Ordotype devient un “must-have” du cabinet une fois apprivoisé.

Qualité, mises à jour et indépendance : ce qui se cache derrière les fiches Ordotype
Une question revient souvent : qui écrit ces fiches et sur quoi elles se basent exactement ? C’est un point sensible, surtout dans un contexte où les conflits d’intérêt et les recommandations changeantes peuvent vite brouiller les repères. Ordotype mise justement sur la transparence et la rigueur de ses processus éditoriaux.
La rédaction des contenus repose d’abord sur une équipe de médecins généralistes et d’internistes, dont le Dr Guillaume Rollin, titulaire d’un DIU en lien avec la médecine générale. À cela s’ajoutent des spécialistes pour certains modules (rhumatologie par exemple), choisis pour leur expérience de terrain et la qualité de leurs méthodes. Chaque fiche bénéficie au minimum d’une double lecture : l’auteur, puis un autre médecin relecteur.
Les sources principales sont clairement identifiées : HAS, sociétés savantes, collèges de spécialité. Quand ces sources ne couvrent pas un point précis, les rédacteurs s’appuient sur des journaux scientifiques reconnus, des articles d’experts, des cours universitaires ou les documents de l’ANSM. En bas de l’onglet “rappels cliniques” de chaque fiche, la liste des sources est indiquée, ce qui permet au médecin curieux de remonter à l’origine de l’information.
Autre élément important : Ordotype est présenté comme indépendant de l’industrie pharmaceutique. Le financement vient des fondateurs et des abonnements, sans sponsoring de laboratoires. Les liens d’intérêt du Dr Malachane et du Dr Rollin sont accessibles sur la plateforme officielle Transparence Santé. Dans un contexte où la méfiance est forte, ce positionnement d’indépendance est un argument fort.
Le contenu est régulièrement mis à jour grâce à une veille sur les nouvelles recommandations et alertes des autorités. Les utilisateurs peuvent aussi signaler une information qui semble dépassée ou douteuse via le chat ou par email. L’équipe corrige alors le contenu si nécessaire. Malgré tout, les créateurs rappellent une chose essentielle : l’exactitude totale ne peut être garantie et l’utilisation d’Ordotype se fait sous la seule responsabilité du professionnel de santé.
Cette combinaison de rigueur, de transparence et de mise à jour continue explique en grande partie pourquoi l’outil a séduit autant de médecins. Mais elle rappelle aussi une vérité de base : aucun outil, même bien conçu, ne doit éteindre l’esprit critique du praticien.
Comprendre qui finance, qui écrit et comment les contenus sont relus permet ensuite de se pencher sur l’usage concret au quotidien. La fiabilisation de l’information santé est un enjeu central, autant pour les professionnels que pour les particuliers.
Usage au quotidien, limites et précautions : bien intégrer Ordotype dans sa pratique
Dans beaucoup de retours utilisateurs, une phrase revient : “réelle diminution de la charge mentale”. Un généraliste de la Loire raconte par exemple qu’il utilise Ordotype tous les jours pour améliorer ses ordonnances, ajouter des informations patients et gagner quelques précieuses minutes à chaque consultation. C’est ce genre de détail qui, mis bout à bout, change la sensation de fin de journée. Ordotype s’inscrit dans une tendance plus large d’outils numériques en santé.
Ordotype propose aussi la gestion et le partage de documents personnalisés. Un médecin peut adapter une ordonnance type à sa façon de travailler, la sauvegarder, puis la partager avec ses confrères ou ses internes. Dans un cabinet de groupe, cela permet d’harmoniser certaines pratiques tout en laissant une marge de personnalisation individuelle. On n’est pas dans un modèle figé, mais dans une sorte de bibliothèque vivante.
La plateforme est accessible via le web et dispose d’une application mobile. Elle est interopérable avec au moins un logiciel métier, PremioCare, ce qui simplifie encore plus le flux de travail pour les cabinets équipés. Cette interopérabilité devrait s’étendre à d’autres logiciels, ce qui renforcera encore son intégration dans l’écosystème numérique de santé.
Malgré ces atouts, il existe évidemment des limites. Ordotype ne couvre pas tout et ne remplace pas une formation médicale solide. Il ne doit jamais être utilisé comme un substitut au raisonnement clinique, ni comme une béquille automatique face à des situations complexes, notamment en cas de comorbidités lourdes, de grossesses, de pédiatrie très jeune ou de patients âgés fragiles. Dans ces cas-là , la prudence et la contextualisation sont encore plus cruciales.
Il faut aussi garder à l’esprit que la plateforme s’adresse aux professionnels de santé et ne vise pas le grand public. L’accès à des ordonnances types ne doit pas encourager l’auto-prescription ni la banalisation de certains traitements. Pour un lecteur non médecin, ces contenus restent purement informatifs et ne doivent pas servir de base pour prendre des décisions de santé sans avis médical personnalisé.
Une bonne manière d’utiliser Ordotype consiste donc à l’intégrer comme un outil de support, jamais comme un pilote automatique. Les médecins peuvent s’y référer pour vérifier un dosage, enrichir un conseil patient, structurer un bilan, mais la décision finale repose toujours sur la connaissance du patient, de son contexte de vie et de ses préférences.

Exemples d’usages responsables d’Ordotype au cabinet
Pour illustrer concrètement, voici quelques façons responsables d’intégrer Ordotype dans une pratique de médecine générale :
- Préparer une consultation complexe en relisant la fiche d’une pathologie chronique avant l’arrivée du patient.
- Structurer un bilan lors d’un premier diagnostic d’HTA ou de diabète, à partir des ordonnances de bilans proposées.
- Renforcer l’éducation thérapeutique en imprimant une fiche conseil patient à remettre en fin de consultation.
- Former un interne en lui montrant comment naviguer dans les fiches pour argumenter ses choix de prescription.
- Harmoniser les pratiques dans un cabinet de groupe grâce au partage de modèles personnalisés.
Ces usages montrent bien le positionnement d’Ordotype : un assistant structurant, mais pas un décideur à la place du clinicien.
Vue d’ensemble des principales fonctionnalités d’Ordotype
Pour terminer ce tour d’horizon, un tableau récapitulatif permet de visualiser les briques principales de la plateforme et leur intérêt.
| Fonctionnalité Ordotype | Description | Intérêt pour le médecin généraliste |
|---|---|---|
| Fiches cliniques (380+ situations) | Situations fréquentes de médecine générale structurées en rappels, bilans, traitements, conseils, outils. | Aide-mémoire rapide, standardisation des prises en charge, gain de temps en consultation. |
| Ordonnances types (2200+) | Modèles basés sur les recommandations, incluant posologies et liens vers les RCP. | Fiabilise les prescriptions, facilite la mise à jour des pratiques, limite les oublis. |
| Fiches conseils patients (400+) | Documents pédagogiques imprimables ou partageables, parfois multilingues avec QR codes. | Améliore la compréhension des traitements, soutient l’observance et la prévention. |
| Outils médecins | Scores cliniques, fiches d’automesure, modèles de certificats, calculatrices. | Structure la décision médicale, facilite les démarches administratives et le suivi. |
| Ordotype Académie & tutoriels | Vidéos pédagogiques organisées par niveau et par thématique. | Prise en main rapide de l’outil, montée en compétence continue des utilisateurs. |
| Personnalisation & partage | Création et diffusion de modèles propres au cabinet ou à un réseau. | Harmonise les pratiques tout en gardant une adaptation locale et personnelle. |
Aucun outil ne remplace l’esprit critique et la capacité à prendre des décisions éclairées.
Ordotype illustre une tendance de fond : structurer l’information, réduire la charge mentale et sécuriser les décisions dans des environnements complexes. S’il s’adresse avant tout aux médecins généralistes, son existence rappelle une réalité valable pour tous : aucun outil ne remplace le discernement humain. Qu’il s’agisse de prescription médicale ou de bien-être au quotidien, l’accès à une information fiable, contextualisée et régulièrement mise à jour reste une base essentielle pour décider avec justesse.
