Schéma médical montrant un œdème pulmonaire avec accumulation de liquide dans les alvéoles et surcharge cardiaque associée.

Comprendre l’eau dans les poumons : causes, symptĂ´mes et traitements

Portrait d’un homme souriant en plein air, portant une chemise bleue et une veste de costume bleue marine, avec un arrière-plan flou de feuillage vert.
Ecrit par Olivier

21 janvier 2026

Pas le temps de tout lire ? Voici un bref résumé.

  • L’eau dans les poumons correspond Ă  un Ĺ“dème pulmonaire, une urgence liĂ©e le plus souvent au cĹ“ur.
  • Les signes d’alerte majeurs sont l’essoufflement brutal, la toux pĂ©nible et la sensation d’étouffement.
  • Le diagnostic repose surtout sur l’examen clinique, l’imagerie thoracique et l’évaluation du cĹ“ur.
  • Un traitement rapide permet une survie très Ă©levĂ©e, mais la cause sous-jacente doit ĂŞtre prise en charge.
  • Hypertension, insuffisance cardiaque, infections graves et mode de vie pèsent fortement sur le risque.

Eau dans les poumons : comprendre l’œdème pulmonaire et ses mécanismes

L’expression « eau dans les poumons » fait souvent peur, et elle a de quoi. Elle désigne en réalité l’œdème pulmonaire, une situation où un liquide venu de la circulation sanguine s’accumule dans les alvéoles, ces petits sacs d’air au cœur du poumon. Normalement, ces alvéoles se remplissent d’air à chaque inspiration pour permettre aux échanges gazeux de se faire : l’oxygène passe dans le sang, le dioxyde de carbone est expulsé. Quand elles se remplissent de liquide, ce mécanisme se grippe brutalement.

Pour visualiser, il suffit d’imaginer un filtre très fin. La paroi qui sépare le sang de l’air dans les poumons est une membrane ultra mince, parcourue par des capillaires. Sur environ 100 m² de surface alvéolaire, tout est réglé au millimètre. Si la pression sanguine augmente trop dans ces petits vaisseaux, ou si la membrane est endommagée par une inflammation majeure, le liquide passe là où il ne devrait pas : au cœur de la zone d’échange, dans les alvéoles.

L’œdème pulmonaire n’est pas rare dans les services d’urgence. Parmi les personnes qui arrivent pour un essoufflement aigu, une proportion significative – environ 5 % – présente cette situation. Et dans près de 85 % des cas, la cause est cardiogénique, c’est-à-dire liée à un problème du cœur, le plus souvent une insuffisance du ventricule gauche qui ne parvient plus à gérer le volume de sang.

Ce déséquilibre crée un effet « embouteillage » dans la circulation pulmonaire. La pression monte, les capillaires se retrouvent dépassés et laissent fuir du liquide vers les alvéoles. La respiration devient alors un effort intense, avec la sensation d’étouffer malgré l’air disponible autour de soi. Pour la personne qui le vit, c’est souvent une détresse brutale, qui réveille parfois en pleine nuit avec une impression de noyade interne.

À côté de cette forme liée au cœur, il existe des œdèmes dits non cardiogéniques, où le problème vient davantage de la membrane elle-même. Elle se retrouve abîmée par un processus inflammatoire sévère. C’est par exemple ce qui peut se produire dans certains syndromes de détresse respiratoire aiguë, lors d’infections généralisées (sepsis) ou d’atteintes pulmonaires toxiques. Le résultat est le même pour la personne : l’air ne circule plus correctement et chaque inspiration devient une lutte.

Pour bien comprendre ce qui se joue, il est utile de distinguer l’œdème de l’épanchement pleural. Dans l’épanchement, le liquide s’accumule autour du poumon, dans la cavité pleurale, entre la membrane qui tapisse le poumon et celle qui tapisse la cage thoracique. Ce liquide vient comprimer les poumons de l’extérieur. Dans l’œdème, le liquide est à l’intérieur même du tissu respiratoire, dans les alvéoles. Les symptômes et la prise en charge ne sont donc pas identiques.

Dans la pratique, les deux peuvent coexister, ce qui complique encore la respiration. L’épanchement pleural entraîne souvent des douleurs thoraciques, une respiration courte, avec parfois une sensation de lourdeur d’un côté. L’œdème pulmonaire, lui, s’exprime surtout par un essoufflement extrême et une toux particulière. Cette nuance est importante, car les gestes réalisés aux urgences ne seront pas exactement les mêmes.

Pour illustrer, imaginons le cas de « Marc », 68 ans, souffrant d’hypertension mal contrôlée et de diabète. Pendant plusieurs semaines, il sent une fatigue qui s’installe, un souffle plus court dans les escaliers. Puis, un soir, au moment de se coucher, impossible de trouver l’air. Il doit se redresser, ouvrir la fenêtre, il tousse sans arrêt. Ce tableau typique oriente très vite les médecins vers un œdème d’origine cardiaque. À l’autre extrême, une personne plus jeune, hospitalisée pour une infection grave avec de la fièvre très élevée, peut développer un œdème d’origine inflammatoire, sans maladie cardiaque préalable.

Dans tous les cas, l’idée clé à garder en tête, c’est que l’eau dans les poumons est toujours à prendre très au sérieux. Le corps ne dispose d’aucune réserve d’oxygène importante. Quelques minutes de respiration très altérée suffisent à mettre le cerveau et le cœur en danger. C’est pour cela que la rapidité de la prise en charge est déterminante pour l’issue.

Comprendre ces mécanismes permet ensuite de mieux saisir les causes, les symptômes et les options de traitement, mais aussi le rôle du mode de vie, du stress et de l’hygiène de sommeil dans le terrain général, même si ces approches ne remplacent jamais une prise en charge médicale en cas d’urgence.

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Différence entre eau dans les poumons et autres problèmes respiratoires

Face à un essoufflement brutal, beaucoup de personnes pensent d’abord à une crise d’asthme, à une bronchite ou à une simple infection respiratoire. Pourtant, l’œdème pulmonaire se distingue par un tableau souvent plus spectaculaire. L’asthme s’accompagne classiquement de sifflements à l’expiration, d’une oppression thoracique, mais la toux est moins mousseuse et le contexte différent. La toux qui s’aggrave la nuit peut alerter, mais tout dépend des symptômes associés.

Du côté cardiaque, un signe clé est la difficulté à respirer en position allongée. Certaines personnes se surprennent à devoir dormir presque assises, avec plusieurs oreillers, tant la gêne apparaît dès qu’elles allongent complètement le dos. Cette « orthopnée » est un marqueur très parlant d’une surcharge de liquide liée au cœur. L’agitation, l’anxiété intense et parfois une couleur bleuâtre des lèvres ou des doigts complètent le tableau d’urgence.

Un autre élément intéressant à considérer est le lien avec d’autres symptômes corporels, par exemple une douleur à l’omoplate gauche, des palpitations ou une fatigue cardiaque. Le corps envoie souvent plusieurs signaux en parallèle. Les ignorer pendant des semaines créer parfois le terrain idéal pour un épisode aigu.

Cette première approche aide à poser les bases. Ensuite, la question logique est : d’où vient ce liquide, qu’est-ce qui le fait basculer dans les poumons plutôt que de rester dans les vaisseaux ? C’est là que les causes prennent toute leur importance.

Causes de l’eau dans les poumons : cœur, inflammation et facteurs de risque

Lorsqu’on parle de causes de l’eau dans les poumons, deux grands scénarios se dessinent : le cœur qui n’assure plus correctement son rôle de pompe, et la membrane pulmonaire qui se retrouve abîmée, laissant passer le liquide. Autour de ces deux mécanismes gravitent de nombreux facteurs de risque, souvent liés au mode de vie, à l’âge ou à des maladies chroniques.

La forme la plus fréquente reste l’œdème pulmonaire cardiogénique. Ici, le ventricule gauche ne parvient plus à éjecter efficacement le sang dans la circulation générale. Le sang stagne alors dans les poumons, la pression monte dans les capillaires, et l’eau se diffuse vers les alvéoles. Cette insuffisance cardiaque gauche peut venir d’une hypertension artérielle ancienne, d’un infarctus, d’une maladie des valves du cœur ou d’une décompensation aiguë d’une insuffisance cardiaque connue. Les signes d’alerte de ce type de décompensation sont détaillés dans de nombreuses ressources, comme celles qui expliquent les signes et causes d’une décompensation.

Dans ces tableaux, le système cardiovasculaire entier est impacté. Une fréquence cardiaque qui s’accélère, une tension qui fluctue beaucoup, une sensation de battements rapides peuvent accompagner l’installation de l’œdème. Comprendre comment la fréquence varie avec l’âge, l’effort et le stress, comme le propose par exemple un contenu dédié à la fréquence cardiaque selon l’âge, permet de mieux interpréter ces signaux au quotidien.

Deuxième grande cause : les . Dans ce cas, la pression au niveau des capillaires n’est pas nécessairement très élevée, mais la paroi alvéolo-capillaire est abîmée. Elle devient perméable, un peu comme une toile qui se déchire. C’est le cas dans le syndrome de détresse respiratoire aiguë, certaines infections virales ou bactériennes graves, ou encore certains sepsis. Des situations toxiques (inhalation de fumées, noyade) peuvent aussi provoquer ces lésions.

Le Covid sévère a malheureusement rendu ce mécanisme très concret pour de nombreuses familles. Le poumon devient alors « pesant », rempli d’un liquide inflammatoire qui entrave la respiration. Les images en « verre dépoli » au scanner, souvent décrites par les pneumologues, correspondent justement à cette atteinte diffuse du tissu pulmonaire.

D’autres causes plus spécifiques existent : atteintes rénales avancées avec rétention de liquide, surcharge volumique par excès de perfusions, certaines réactions allergiques graves, traumatismes thoraciques importants. À chaque fois, le même enjeu : un volume de liquide excessif ou mal géré qui finit par envahir la zone des échanges gazeux.

Un point souvent sous-estimé est l’impact combiné du mode de vie, du stress et des habitudes quotidiennes. Une tension artérielle trop élevée, mal suivie, un surpoids important, une sédentarité durable créent un terrain où le cœur fatigue plus vite. Certains traitements de l’obésité sont parfois évoqués, comme Wegovy pour la prise en charge de l’obésité, mais ils doivent toujours être encadrés médicalement, car l’équilibre global du système cardiovasculaire est en jeu.

Dans une approche plus « biohacking doux », certaines personnes travaillent sur leur routine du soir pour limiter le stress, par exemple en aménageant un rituel du soir anti-stress. Réduire la charge mentale et favoriser un sommeil de meilleure qualité ne traite évidemment pas un œdème pulmonaire, mais peut participer à un terrain cardiovasculaire un peu plus stable sur le long terme.

Les tissus impliqués dans ces épisodes sont complexes. Les cellules épithéliales qui tapissent les alvéoles jouent un rôle central dans la barrière entre air et sang. Lorsqu’elles sont endommagées, l’équilibre des fluides se rompt plus facilement. C’est pourquoi les agressions répétées (tabac, polluants, infections non soignées) peuvent fragiliser cette barrière et augmenter le risque de complications lors d’un épisode aigu.

Au quotidien, les facteurs de risque les plus classiques restent pourtant assez « basiques » : tabagisme, excès de sel, manque d’activité physique, consommation d’alcool importante, mauvaise gestion du stress chronique. Le corps n’oublie pas ce qui se répète tous les jours, même si les symptômes restent silencieux pendant des années.

Le fil conducteur à retenir ici : l’eau dans les poumons n’arrive jamais par hasard. Elle s’inscrit toujours dans un contexte : cardiaque, inflammatoire, rénal, ou dans une accumulation de surcharges que le corps ne parvient plus à compenser.

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Exemples concrets de déclencheurs d’un œdème pulmonaire

Plusieurs scénarios reviennent souvent dans les témoignages. Une personne connue pour son insuffisance cardiaque, qui mange très salé et arrête soudain son traitement diurétique, peut faire une décompensation brutale après quelques jours de chaleur ou d’effort inhabituel. Une montée de tension importante, une fréquence cardiaque qui s’emballe, et le cœur n’arrive plus à gérer la charge.

Dans un autre registre, une infection pulmonaire grave, négligée parce que les premiers signes ressemblaient à un « simple rhume », peut évoluer vers un tableau proche du syndrome de détresse respiratoire. La fatigue devient extrême, la fièvre ne baisse pas, l’essoufflement s’installe. Le poumon se charge progressivement de liquide inflammatoire.

Ce sont souvent ces enchaînements, entre banalisation des premiers signes et surmenage du corps, qui conduisent à l’épisode aigu. D’où l’intérêt d’apprendre à repérer les signaux du corps, qu’il s’agisse d’une fatigue de fond, de douleurs atypiques ou de troubles sensoriels (comme certains acouphènes persistants) qui, sans être spécifiques de l’œdème, rappellent que l’organisme tente de dire quelque chose.

Une bonne question à se poser régulièrement : que se passerait-il si ces signaux étaient pris en compte plus tôt, avec un suivi adapté, bien avant que les poumons ne se remplissent de liquide ?

Symptômes de l’eau dans les poumons : signes d’alerte et diagnostic

Sur le plan vécu, l’œdème pulmonaire ne passe pas inaperçu. La signature la plus marquante reste un essoufflement extrêmement pénible, souvent décrit comme une sensation d’étouffement ou de noyade intérieure. Cet essoufflement peut apparaître en quelques heures (dans les formes aiguës) ou s’installer en quelques jours lorsqu’il s’agit d’une aggravation cardiaque progressive.

Les personnes décrivent parfois un réveil en pleine nuit, le besoin d’ouvrir la fenêtre, de se lever, car la position allongée aggrave la gêne. La respiration est rapide, peu efficace, accompagnée d’une anxiété très forte. Cette détresse respiratoire s’accompagne souvent d’une toux sèche, difficile à calmer, parfois avec une expectoration mousseuse, voire légèrement teintée de sang.

L’organisme tente de compenser le manque d’oxygène. Le cœur s’accélère, la peau devient moite, des sueurs froides apparaissent. Dans les cas plus sévères, une coloration bleutée des lèvres ou des extrémités (cyanose) témoigne d’un déficit en oxygène. La personne peut devenir confuse, désorientée, car le cerveau n’est plus suffisamment oxygéné.

Pour clarifier ces signes, on peut les regrouper ainsi :

  • Essoufflement brutal ou rapidement progressif, surtout en position allongĂ©e.
  • Toux très gĂŞnante, sèche ou avec mucus mousseux.
  • Sensation d’oppression thoracique, de poitrine serrĂ©e.
  • AnxiĂ©tĂ©, agitation, sentiment de panique.
  • Sueurs froides, pâleur, parfois lèvres bleutĂ©es.
  • Fatigue intense, possible confusion mentale.

À l’auscultation, le médecin perçoit souvent des râles crépitants, ces petits bruits typiques correspondant à l’air qui tente de passer dans des alvéoles remplies de liquide. C’est un signe fort d’atteinte pulmonaire. L’examen clinique permet aussi de repérer d’autres éléments : tension élevée ou basse, rythme cardiaque très rapide, œdèmes au niveau des chevilles dans le cas d’insuffisance cardiaque, etc.

Pour confirmer, l’équipe médicale a recours à différents examens. La radiographie thoracique permet souvent de visualiser des zones « blanches » liées à l’accumulation de liquide. Le scanner thoracique est encore plus précis, en montrant l’étendue et le type d’atteinte (verre dépoli, zones denses, etc.). Les gaz du sang mesurent précisément le niveau d’oxygène et de dioxyde de carbone, ce qui aide à calibrer l’oxygénothérapie.

Un examen très important est l’échocardiographie, qui évalue en direct la capacité du cœur à pomper, l’état des valves et la pression dans les cavités. Associé à des marqueurs sanguins comme le BNP (peptide natriurétique de type B, indicateur de stress cardiaque), cela permet de trancher entre une cause cardiogénique et d’autres formes d’œdème.

Pour mieux visualiser les grandes étapes du diagnostic, un résumé peut aider :

Étape du diagnosticObjectif principalCe que l’on recherche
Examen clinique et auscultationÉvaluer la gravité immédiateRâles crépitants, signes de détresse, tension, rythme cardiaque
Radiographie ou scanner thoraciqueVisualiser le liquideZones d’opacité, verre dépoli, surcharge pulmonaire
Gaz du sang artérielMesurer l’oxygénationHypoxie, hypercapnie éventuelle
Échographie cardiaqueExplorer le cœurInsuffisance ventriculaire, valvulopathie, pressions élevées
Bilan biologiquePréciser la causeBNP élevé, infection, fonction rénale, inflammation

Cette démarche permet non seulement de confirmer qu’il s’agit bien d’un œdème pulmonaire, mais surtout d’identifier sa cause profonde. C’est ce qui conditionnera la suite : traitements aigus, suivi cardiologique, prise en charge d’une infection ou d’un sepsis, etc.

Pour celles et ceux qui aiment les supports visuels, certaines vidéos pédagogiques de pneumologues ou de cardiologues détaillent ces étapes de façon claire, avec des schémas animés. Elles sont intéressantes pour mettre des images derrière les termes médicalement un peu abstraits.

Un dernier point souvent négligé : certains symptômes nocturnes récurrents (toux, besoin fréquent d’uriner, difficultés respiratoires) peuvent annoncer à bas bruit une surcharge de liquide ou une fragilité cardiaque. Des contenus autour des envies d’uriner la nuit ou des réveils avec une toux persistante incitent justement à ne pas tout mettre sur le compte du stress ou de l’âge sans bilan adapté.

L’idée clé ici : tout essoufflement brutal et inhabituel mérite une évaluation médicale rapide, surtout s’il s’accompagne d’angoisse, de toux sévère ou de signes cardiaques.

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Traitements de l’eau dans les poumons : urgences et options de prise en charge

Face à un œdème pulmonaire, la première priorité est simple : rétablir une respiration suffisante et soulager rapidement la détresse. La prise en charge est donc d’abord urgente et technique, puis se prolonge par un travail plus en profondeur sur la cause et le terrain global.

Dès l’arrivée aux urgences, l’oxygénothérapie est souvent mise en place. Un masque à forte concentration ou un autre dispositif d’apport en oxygène permet de soutenir immédiatement l’organisme. Dans les formes très sévères, une ventilation non invasive (ou parfois une intubation en réanimation) prend le relais des muscles respiratoires, le temps que la situation se stabilise.

Les diurétiques sont des médicaments incontournables dans les formes cardiogéniques. Ils favorisent l’élimination de l’excès de liquide par les reins, ce qui soulage la pression dans la circulation pulmonaire. Associés à des vasodilatateurs, ils aident à diminuer la charge de travail du cœur et la pression dans les vaisseaux. Dans certains cas, des médicaments qui renforcent la contraction cardiaque (inotropes) sont utilisés en milieu spécialisé.

En parallèle, la cause déclenchante est systématiquement recherchée et traitée. S’il s’agit d’une infection pulmonaire sévère, la mise en route rapide d’un traitement antibiotique adapté est essentielle. Si le problème vient d’une maladie valvulaire ou d’une coronaropathie aiguë, des gestes de cardiologie interventionnelle ou de chirurgie peuvent venir compléter la prise en charge.

Dans les œdèmes non cardiogéniques, la stratégie diffère légèrement. Le problème n’est pas la pompe cardiaque, mais l’inflammation de la membrane alvéolo-capillaire. La ventilation mécanique joue alors un rôle central pour maintenir ouvertes les voies aériennes avec des pressions aussi douces que possible. Les traitements anti-inflammatoires, immunomodulateurs ou spécifiques de l’infection sont ajustés au cas par cas, en s’appuyant sur les dernières données scientifiques.

Dans certaines situations, lorsque le liquide est présent non seulement dans les alvéoles, mais aussi autour du poumon, une thoracentèse (ponction du liquide pleural) peut être réalisée. Ce geste consiste à insérer une aiguille ou un petit drain entre les côtes pour retirer l’excès de liquide dans la cavité pleurale. Il ne traite pas l’œdème lui-même, mais peut soulager une partie de la compression sur les poumons.

Il existe aussi des dispositifs implantables pour les insuffisances cardiaques profondes, comme les stimulateurs cardiaques spécifiques ou certaines pompes cardiaques. Ces outils sont réservés à des cas bien particuliers, après discussion dans des équipes multidisciplinaires. L’objectif est alors de stabiliser le cœur sur le long terme pour éviter les épisodes de décompensation.

Une fois l’épisode aigu passé, la phase de convalescence et de réorganisation du quotidien commence. C’est souvent là que les approches naturelles, le biohacking raisonnable et les routines de vie prennent tout leur sens. Adapter l’alimentation, bouger progressivement, travailler sur le stress et la qualité du sommeil, explorer des gammes de produits de soutien global (comme certains produits naturels analysés en détail) peuvent faire partie d’une démarche plus large, toujours en complément et jamais à la place des traitements médicaux prescrits.

Pour mieux visualiser ce continuum entre urgence et suivi, certaines vidéos pédagogiques de services de pneumologie ou de cardiologie montrent le parcours type d’une personne, depuis l’arrivée aux urgences jusqu’à la sortie et l’éducation thérapeutique. C’est souvent rassurant de comprendre ce qui se passe derrière la porte du service.

La clé, dans cette étape, est d’accepter que l’épisode aigu soit un signal fort. Plutôt que de le vivre comme une parenthèse malheureuse, beaucoup choisissent d’y voir un point de bascule pour revoir en profondeur leur rapport à la santé, à l’alimentation, au sommeil et au stress du quotidien.

Espérance de vie et pronostic après un œdème pulmonaire

Parler d’espérance de vie après un épisode d’eau dans les poumons est délicat, car elle dépend de nombreux paramètres. Le premier facteur, très concret, est la rapidité de la prise en charge. Plus l’oxygénation est rétablie tôt, plus le risque de séquelles graves diminue. Avec une intervention rapide et un traitement adapté, certaines études rapportent un taux de survie pouvant atteindre environ 97 % pour les formes prises en charge à temps.

Vient ensuite l’origine de l’œdème. Si la cause est une insuffisance cardiaque chronique, le pronostic se joue sur plusieurs années, avec un suivi régulier, des médicaments au long cours et des adaptations de mode de vie. On parle parfois de survie médiane d’environ cinq ans dans certaines formes d’insuffisance cardiaque correctement traitées, mais ces chiffres restent très variables d’une personne à l’autre.

Dans les formes non cardiogéniques, par exemple lors d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë réversible, une récupération quasi complète est possible chez certains patients, surtout si l’état de santé général était bon au départ. Là encore, l’âge, les comorbidités (diabète, insuffisance rénale, maladies respiratoires chroniques), le tabagisme et l’état nutritionnel influencent fortement l’évolution.

L’observance du traitement et les changements de mode de vie font aussi une vraie différence. Une personne qui adapte son alimentation, limite le sel, reprend une activité physique douce mais régulière, apprend à gérer son stress et suit ses rendez-vous médicaux n’a pas le même risque de récidive qu’une personne qui reprend exactement ses habitudes d’avant l’épisode.

Les cas particuliers – grossesse, enfants, maladies chroniques sévères, personnes très âgées – nécessitent toujours un avis individualisé. Les chiffres globaux ne disent pas tout. Dans ces situations, l’accompagnement par une équipe pluridisciplinaire (médecin traitant, cardiologue, pneumologue, parfois psychologue ou diététicien) aide à construire un projet de vie réaliste, qui ne se limite pas à « éviter un nouvel œdème », mais vise une qualité de vie acceptable.

Quel que soit le profil, un point reste commun : l’épisode d’eau dans les poumons est une alarme forte. L’ignorer ou minimiser son importance augmente le risque de refaire, un jour, le même trajet aux urgences. L’entendre et réajuster ses priorités peut, au contraire, devenir un tournant très concret pour la suite.

Cela passe souvent par des gestes simples mais cohérents : observer son souffle au quotidien, surveiller son poids en cas d’insuffisance cardiaque (une prise rapide de quelques kilos peut traduire une rétention de liquide), rester attentif à de nouveaux symptômes comme une toux nocturne inhabituelle ou une fatigue disproportionnée.

Un œdème pulmonaire n’est jamais anodin. Il traduit toujours un déséquilibre majeur, le plus souvent cardiaque, parfois inflammatoire, qui compromet rapidement l’oxygénation du corps. Une prise en charge rapide permet dans la majorité des cas une évolution favorable, à condition d’identifier et de traiter la cause sous-jacente. Sur le long terme, le suivi médical, l’observance des traitements et l’attention portée aux signaux du corps sont essentiels pour limiter le risque de récidive. En cas d’essoufflement brutal ou de sensation d’étouffement, l’appel aux secours reste le réflexe prioritaire.

Résume l'article que je viens de lire :